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Lien vers l’article de  Businews.fr du 1er Juillet 2015

Provence Business Angels (PBA) organisait le 24 juin à Marseille son 13ème « Angels Café » sur la thématique « De la start-up aux business angels ». L’occasion d’exposer quelques règles aux dirigeants en quête de partenaires financiers…

WEBProvence Business Angels - Angels Cafe juin 2015 - Photo JC Barla

Avant de faire appel à des business angels pour financer la croissance de sa start-up, mieux vaut réfléchir au moment où ils devront sortir du capital ! Président de Provence Business Angels et vice-président de la fédération France Angels, Jacques Meler a enquêté auprès d’une quarantaine de réseaux français. Dans 70% des dossiers toujours actifs, les business angels demeurent encore au capital. « Anticiper notre sortie à l’horizon de quatre à cinq ans est impératif pour ne pas bloquer le cycle économique et nous permettre d’investir ailleurs. Nous sommes des entrepreneurs investisseurs » rappelait-il aux participants. Un tel état d’esprit chez un dirigeant peut aider à convaincre des partenaires financiers. Pour Noémie Keller, associée d’In Extenso Innovation Croissance, « si les premiers euros de chiffre d’affaires constituent la première étape de développements futurs, le dirigeant est surtout jugé sur sa capacité à atteindre très vite le point de bascule et mener jusqu’au bout son modèle de croissance, quitte à l’adapter si nécessaire« .

Concret et subjectif

Président de l’accélérateur P.Factory et administrateur de PBA, Patrick Siri admet la part de subjectivité qui conduit un business angel à s’impliquer dans un dossier : la personnalité du porteur de projet, son courage, sa détermination « sans obstination« , son côté malin, « son imagination plus que son intelligence« , sa méfiance à l’égard de la concurrence à venir et même ses éventuels échecs passés… Il avertit : « Mieux vaut ne pas lever que mal lever« . Pacte d’actionnaires, comité stratégique, outils de pilotage de la gestion, structuration de l’équipe, voire conseil sur des recrutements, ouverture de réseaux ou négociations de contrats avec des clients majeurs : le business angel conquis peut ensuite appuyer le chef d’entreprise dans chaque décision importante… jusqu’à rechercher lui-même des portes de sortie éventuelles quand vient le moment !

Attractif et motivant

« Rendezvouscheznous » qui a levé 637 000 euros sur sa plate-forme d’offres d’activités touristiques a vécu son parcours comme un « marathon ». « C’est une première brique, après il faut construire le mur » indique Pascale Fildier, sa présidente, cofondatrice avec Pierre-Jérémy Gardiner. PBA, Alumni Business Angels et Paca Investissement ont, entre autres, participé au tour de table. Jean-Claude Lainé (PBA) a été séduit par leur complémentarité de profils et d’expériences. « On est d’autant plus créatif ! » dit-il. « C’est le tandem le plus étonnant que nous ayons vu, ni l’un, ni l’autre ne connaissant le tourisme, mais ils avaient démontré leur capacité à intéresser un public » souligne Marie Desportes, directeur associé de Turenne Capital, gestionnaire du fonds Paca Investissement. Cet « Angels Café » a aussi cherché à éveiller des vocations. Impliqué depuis deux ans dans PBA, Charles Richardson se réjouit de la diversité des dossiers auxquels il s’est confronté. « Pourtant, au début, je croyais que c’était un cercle fermé » dit-il. « L’attrait de la fiscalité peut être incitatif et significatif, mais ce ne peut être la seule motivation d’un business angel » insiste Odile Forestier, avocat associé du cabinet Fidal.

Jean-Christophe Barla
photo (JCB) : Le 13ème Angels Café se tenait aux Grandes Tables de la Friche Belle de Mai.

Porteurs de projet, entrepreneurs – De la startup aux business angels 

 

ANGELS CAFE 2015-06-24 mail v2 HD

Inscription

Angels café est une manifestation organisée en patenariat avec Euroméditerrannée, la Société Marseillaise de Crédit, Deloitte, Fidal, la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole, Marseille Innovation et la Région PACA.