Portrait de nos Business Angel : Rencontre avec Catherine De Bleeker
Investir, accompagner, transmettre : autant de façons de contribuer au développement de l’innovation et de l’entrepreneuriat. C’est avec cette conviction que Catherine De Bleeker a récemment rejoint Provence Angels en tant que membre. Dans cette interview, notre Business Angel revient sur son parcours, les raisons qui l’ont conduite à rejoindre le réseau et surtout pourquoi les femmes ont toute leur place dans cet univers ! Une nouvelle rencontre qui illustre parfaitement la diversité des talents qui font vivre notre réseau et qui, nous l’espérons, donnera envie à d’autres femmes de s’engager à leur tour dans cette aventure entrepreneuriale et humaine !
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
Je suis Catherine De Bleeker, une dirigeante avec plus de 40 ans d’expérience. Au cours de ma carrière, j’ai eu l’opportunité de piloter des équipes internationales au sein de grandes marques telles que Kipling, Nike, Delsey Paris et, plus récemment, Oxybul Éveil et Jeux. Ces expériences m’ont permis de développer et d’adapter différents styles de leadership.
Je suis particulièrement engagée sur les sujets de diversité en entreprise et de transmission aux jeunes générations. C’est une conviction qui guide une grande partie de mes activités. J’enseigne notamment à Dauphine, j’accompagne des startups en tant que senior advisor et j’organise régulièrement des conférences.
Aujourd’hui, je suis également présidente de Women in Toys France, coprésidente du Women’s Executive Network, administratrice de l’ONG Enfants d’Asie et Business Angel au sein de Provence Angels.
Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir Business Angel et à rejoindre le réseau ?
Lors de la levée de Lib&Lou, j’ai croisé le réseau de Provence Angels et j’ai pu constater leur professionnalisme et leur bienveillance. Ayant une vie partagée entre Paris et Toulon, j’ai souhaité adhérer chez Provence Angels et j’en suis ravie !
Le monde de l’investissement a besoin de plus de femmes. Comment pourriez-vous convaincre des femmes de rejoindre l’aventure Provence Angels ?
Dans le cadre de mes cours à Dauphine je travaille beaucoup sur les biais cognitifs qui nous sont inculqués dès la petite enfance. L’un des stéréotypes les plus tenaces consiste à penser que les filles seraient moins douées pour les mathématiques, la finance ou l’investissement. Or, les sciences ont prouvé que ce sont les interactions sociales qui façonnent les cerveaux et non la génétique !
Pour attirer davantage de femmes vers le rôle de Business Angel, il faut à mon sens d’abord les aider à prendre conscience de ces biais, mais aussi rendre cet univers plus accessible. Certes, il est vrai que le jargon des Business Angels reste assez technique et fermé quand on n’y a jamais gouté. Mais rappelons le : personne n’arrive en maîtrisant tous les codes d’office !
J’encourage donc les femmes à adopter une approche plus pragmatique : avançons avec les 80 % que nous maîtrisons déjà plutôt que de nous focaliser sur les 20 % qu’il nous reste à apprendre. Le super accueil des associations de Business Angels fera le reste. Ce n’est que du bonheur de découvrir toute cette belle énergie d’initiatives et d’accompagnement ! Dès les premières réunions, il est possible d’étudier un dossier aux côtés d’investisseurs plus expérimentés, d’apporter son expertise, de poser des questions et d’exposer en toute transparence ses lacunes. Cet exercice combiné à la bienveillance d’autres Business Angels rend l’expérience extrêmement enrichissante.